• Entre quilombos et universitaires.

    Après le magnifique spectacle que la nature nous a offert à Iguaçu, nous sommes arrivés dans la jungle urbaine de Sao Paulo et croyez-moi, ça dépayse!! Nous pensions être de passage seulement, juste pour voir Simone, ma colloc' qui se produisait en concert. Mais finalement, nous y sommes restés une semaine. Derrière ses aspects d'énorme métropole polluée et dangereuse, Sao Paulo cache de très beaux quartiers historiques et surtout une vie culturelle très dynamique. Trop curieux de découvrir ce monstre sans tête, nous ne pensions plus à en partir.

    Entre quilombos et universitaires.

    Entre match de football féminin, visite de musée, promenade sur l'immense Avenida Paulista, hôpital (et oui, on peut être malade même en voyage), p'tit ciné, c'est quand même le  Carnaval qui garde la première place dans nos coeurs!

    Le Carnaval a commencé le 12 février et tous les brésiliens étaient sur le pied de guerre. Nous avions très envie d'assister à un défilé et de "curtir o Caranaval" comme ils disent ici, c'est à dire de sortir dans les rues et de profiter des blocos de samba défilant dans chaque quartier. Nous avions pensé à Rio, cela aurait été une belle dernière étape pour notre voyage. Mais nous nous plaisions tellement à Sao Paulo, et Rio avait l'air tellement agité pour la foule touristique, que nous avons préféré "curtir" le Caranaval avec nos amis les paulistas.

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    Et nous n'avons pas regretté notre choix. Nous avons assisté pendant 10 heures durant, c'est à dire toute la nuit jusqu'à l'aube, au défilé des écoles de samba de la ville, au milieu des paulistas qui supportaient tous une école en particulier. Et toute la nuit durant, des chars à dimensions sur-humaine, des forêts de plumes, des corps parfaits et des armées de tambours ont défilé sous nos yeux fascinés par tant d'énergie, de joie et de couleurs.





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  • Entre quilombos et universitaires.

    « Si le monde est un chiotte… Foz d’Iguazu en est la chasse d’eau. »
    Blague à Jéjé

    Pardon pour cette poésie de bar PMU mais il y a peu de mots pour décrire la beauté d'Iguaçu. Peut-être ces quelques photos seront-elles plus éloquentes!

     

     

     

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  •   Entre quilombos et universitaires.

    Après nos folles aventures dans le « sertao » de Floripa, nous voila partis pour Curitiba, capitale de l’Etat Parana. Un objetif, une envie, découvrir la musique populaire brésilienne. En effet, tout au long du mois de janvier, la ville accueille le plus grand festival de musique du Brésil. Les 15 premiers jours étaient organisés autour de la musique classique et érudite et du 20 au 30, l’honneur était à la musique populaire. En parallèle du festival et des supers concerts, nous avons pu suivre des cours de percussions brésiliennes où nous avons appris à jouer du pandeiro et de percussions corporelles avec le groupe Barbatuques. Et notre séjour s’est terminé par trois supers concerts avec nos groupes, des moments inoubliables pour nous, petits français, immergés pendant quelques temps dans l’univers fascinant de la musique populaire brésilienne. Nous nous souviendrons aussi de notre interview à la télévision nationale O Globo ! Le passage de ces deux gringos au festival de Curitiba est resté dans les mémoires !

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  • Attention, les quelques lignes qui vont suivre sont d'une extrême violence et nous engageons fortement toute âme sensible à s'abstenir!

    Mesdames et Mesieurs, ici, nous quittons le registre plage désertique-eau turquoise-mumuse dans les vagues pour vous conter la terrible aventure de Rambo et Rambotte dans la jungle tropicale...

    Entre quilombos et universitaires.

    Tout a commencé un matin de janvier, le 17 précisément. Rambo et Rambottte, comme s'ils imaginaient inconsciemment ce qui allait leur arriver, eurent beaucoup de mal à sortir de leur lit et à se mettre en selle...Nos deux aventuriers, bien mal en point ce jour là, n'enfourchèrent leurs belles montures dernier-cri que vers 13h, le départ étant pourtant prévu à 9h... Pas plus pressés pour autant, Rambo et Rambotte s'arrètêrent de nombreuses fois au bord du chemin pour prendre en photo ces magnifiques scènes bucoliques, ces adorables vaches broutant sur le bord de la route ou même les magnifiques fleurs faisant l'émerveillement de Rambotte.

    Entre quilombos et universitaires.

    Mais leur petite virée en campagne tourna vite à la vinaigrette. Rambo et Rambotte, emportés par l'exploration de cette jolie contrée et par la poursuite de papillons multicolores, avaient dépassé de beaucoup le chemin qu'ils devaient emprunter. Ils durent donc faire demi-tour et remonter toutes les pentes qu'ils avaient quelques minutes auparavant allègrement dévalé, cheveux au vent.

    Une fois la côte remontée, ils arrivèrent au fameux carrefour et découvrirent avec horreur une piste en terre tracée droit dans la pente, ils comprirent que le chemin était bien celui-là...

    En avant! ça descend de la bicyclette et ça attaque la pente, ça glisse sur les graviers, ça peste un coup et ça repart. Mais, ouf, ô soulagement, la fin de la côte arriva enfin! Ravis d'en avoir enfin terminé avec cette horrible chose, ils se dépéchèrent, dans un ultime effort, de franchir les derniers mètres, la tête dans le guidon, la bave au coin des lèvres et le coeur à l'entrée de la bouche. Mais quand ils relevèrent la tête pour contempler avec satisfaction la descente qui s'ouvrait à eux, ils découvrirent qu'à cette première pente en succédait une autre, encore plus raide!!!!!!!

    Plus question de s'émerveiller sur les beautés de la nature! Rambo et Rambotte jurèrent tous les vilains mots qu'ils connaissaient de la langue française... et portugaise!

    Et les voila repartis pour un autre raidillon, la tête dans le guidon, la bave au coin des lèvres et le coeur à l'entrée de la bouche. Arrivés au sommet, les jambes tremblotantes, le visage cramoisi et dégoulinant de transpiration, nos deux aventuriers se rendirent compte qu'ils n'étaient décidément pas au bout de leurs peines et que ce jour là, la jungle avait décidé de leur jouer des tours : après un bref replas, la piste attaquait à nouveau la montagne, plus pentue que jamais! Aaaarrrggg!!!

     

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    Les voila donc repartis, poussant inlassablement leurs deux bicyclettes, Princess et Barra Super. Et ils poussèrent, poussèrent, montèrent, montèrent, soufflèrent, soufflèrent, beaucoup, beaucoup...trop... Et arrivés en haut, parce que quand même il y avait un “en haut”, voila ce qui les attendait :

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    Malgré leur vue troublée par l'effort, cette vision fit à nos deux explorateurs l'effet d'un plongeon dans une piscine! Ils laissèrent en vrac leurs deux trapanelles, qui, bizarement leur étaient beaucoup moins chères depuis quelques temps. Ils avançèrent en direction de la ferme, perdue au milieu de la végétation luxuriante et des montagnes.

    Personne... Le tracteur était rangé, aucun bruit d'activité, seul le chant grinçant des cigales. Ils hésitèrent, mais trop heureux à l'idée de se rincer le gosier, ils lancèrent un “Oiiiiii” tremblotant.

    Le fermier apparu et examina longuement ces deux touristes dégoulinants. Puis il leur demanda ce qui les amenait. Rambo et Rambotte expliquèrent qu'ils avaient vu la pancarte et qu'ils souhaitaient en savoir plus sur ces fameuses cachaças artisanales. L'homme, silencieux, leur fit signe de le suivre dans un immense hangar fait de pierre et de bois.

    Entre quilombos et universitaires.

     

    Deux petits garçons, sans doute les fils de l'agriculteur, entrèrent eux aussi et s'assirent sur un banc, contemplant d'un oeil curieux ces deux gringos d'aventuriers.

    A l'intérieur, c'était sombre. Le long du mur en pierres étaient alignés de gros fûts en bois qui devaient certainement contenir la cachaça. L'immense hangar était également occupé par un bel alambique servant à distiller le liquide issu de la presse de la canne à sucre, et d'une roue pour presser la plante.

    En silence, Zeca plaça sur la table de petits verres servant à la dégustation du fameux liquide. Puis il demanda : “ Vocês querem provar a branca o a amarela?”
    "Euh...euh...”

    Nos deux français n'étaient pas tellement experts en la chose, et ne sachant que répondre ils dirent :

    “As duas!"

    Grossière erreure... Le fermier, d'abord surpris de cette courageuse iniciative, fut ensuite fort flatté de l'intérêt porté à son précieux elixir. Un sourire glissa sur ces lèvres ainsi que sur celles des deux enfants...

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    Le fermier les invita donc à déguster une première cachaça que Rambo et Rambotte trouvèrent fort bon! Ils ne manquèrent pas de complimenter Zeca! Celui-ci, qui commençait à se dérider, leur fit goûter une autre cachaça, et avant qu'ils aient fini leur verre, il en sortit d'autres qu'il remplit aussitôt! Rambo et Rambotte, dont la gorge commençait à chauffer, ne manquaient pas de le remercier à chaque gorgée! Zeca les mit alors au défi de trouver quel fruit il avait mis dans la cachaça. Inutile de vous dire que Rambo et Rambotte n'en avaient aucune idée! Sous les encouragements du bouilleur de cru et des rires sournois de ces marmots, Rambo et Rambotte durent se retaper la dégustation de tous les types de cachaças qu'ils avaient goûté jusqu'à présent. Mais rien à faire, ils avaient beau faire toutes les grimaces possibles, humecter à plein nez, ils ne trouvaient pas. Et le Zeca commençait à se vexer! La Rambotte, dont les joues déjà rouges par l'effort semblaient avoir pris feu, prétexta que comme ils étaient étrangers, leur connaissance des fruits tropicaux pouvait être limitée, mais que cela n'enlevait rien, bien entendu, au délice de cette boisson exotique et bla bla bla... Déçu, Zeca leur révela que ce mystérieux fruit n'était rien d'autre que...la banane!

    Et voila notre Rambo et notre Rambotte repartis sur la route en terre, le coeur beaucoup plus léger, la gueulle encore plus rouge et la trajectoire pas toujours très précise!

    Entre quilombos et universitaires.

    Juste après la ferme de Zeca, après une “petite” côte, ces deux là arrivèrent au sommet d'une... descente!!! Cela ne fit que rajouter à leur exitation et ils se jettèrent allègrement dans la pente, se laissant griser par la vitesse.

    Mais la piste ne se prêtait pas à ce genre de jeu. Les nids de poule, les trous, les cailloux la rendaient difficile et dangereuse. Rambotte, emportée par l'ivresse et trop heureuse de sentir le vent siffler dans ses oreilles ne réalisa pas le danger. Et au premier nid de poule, se fut la catastrophe. Le panier en ferraille fixé à l'avant de sa bicyclette valdingua sur la route envoyant par la même sa jolie besace d'aventurière valser dans le décor.

    Prise de panique, Rambotte freina des quatre fers, mais le rétropédalage approximatif de son vélo n'arrêta pas la vitesse qu'elle avait pris jusqu'alors et Rambotte n'eut d'autres solutions que de faire traîner ses jolies Converses par terre pour arrêter sa folle monture.

    Toute tremblotante, Rambotte descendit du vélo et fit quelques pas sur le chemin pour ramasser ces biens éparpillés. Son regard se posa alors sur une forme rouge ondulant sur le sol. Rambo lui aussi regardait dans la même direction. Horrifiés, ils comprirent qu'il s'agissait d'un énorme cobra! Heureusement, la bête paraissait avoir été écrasée et seule sa queue battait encore nerveusement le sol. Terrorisés, Rambo et Rambotte n'osaient plus bouger.

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    Une fois leurs esprits repris, ils n'eurent qu'une envie : remonter sur leurs vélos et pédaler le plus vite possible pour en terminer avec cette horrible piste! D'autant plus que le ciel se voilait et que de gros nuages noirs apparaissaient...

    Mais il restait encore à réparer le panier de la Rambotte. Rambo sortit sa pince et son tournevis portatifs, tandis que Rambotte surveillait étroitement la bête...au cas où... Puis ils repartirent.

    Mais ils n'étaient toujours pas au bout de leurs peines...L'euphorie de se lancer dans la descente avait laissé place à une certaine peur de se retrouver de nouveau nez à nez avec un de ces dangereux prédateur! Ils descendaient donc avec la plus grande précaution, scrutant attentivement les reliefs de la piste et sursautant à la moindre herbe couchée sur le chemin.

    La descente était taillée droit dans la pente et cela représentait un certain danger. En effet, même si Princess et Barra Super étaient de vaillantes bicyclettes, leur freinage était des plus approximatif... Rambo et Rambotte avaient beau mettre toute leur force à essayer de rétropédaler, leurs efforts étaient vains, leurs montures filaient tel le cobra dans la brousse... A un endroit où la pente s'accentuait encore plus et formait des ornières, la vitesse de nos deux bikers de la mort se fit de plus en plus grande. Et ce qui devait arriver arriva.

    Rambo et Rambotte, secoués par les cailloux et les nids de poule, cherchaient déséspérement à s'arrêter, surtout quand ils virent que la descente se terminait par un virage à 90°. Le premier réflexe de la Rambotte fut de mettre les pieds à terre et de freiner avec ses chaussures. Elle s'arrêta tant bien que mal, totalement en vrac.

    Pour Rambo se fut plus compliqué. Chaussé d'Havaianas, tel un véritable “brasileiro”, lui ne pouvait pas poser les pieds à terre pour freiner! Comment faire?!? Aucun échapatoire... Il vint s'emplâtrer dans le talus. Après l'impact, Rambo, dont l'image du cobra était toujours bien présente sauta du vélo en rugissant, pour ne pas subir la morsure du cobra tapi dans les hautes herbes.

    Après ce terrible épisode, les deux aventuriers n'eurent guère envie de remonter sur leurs bikes et décidèrent unanimement de finir à pied. Et les revoila partis, à côté de leurs bicyclettes, glissant sur les graviers, trébuchant et pestant contre cette maudite piste!

    Ils descendirent comme cela pendant trois heures environ, leurs bras tétanisés à force de retenir les vélos. Soudain, au détour d'un virage, la mer! Ils étaient enfin arrivés de l'autre côté de l'île.

     

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  • Après 8 jours de pédalage intensif sur l'île de Florianopolis nous sommes arrivés dans la partie sud-est de l'île, beaucoup plus sauvage et moins touristique que le Nord. D'ailleurs pour y arriver nous avons dû emprunter une piste traverssant la montagne et la jungle. Moment fort de notre voyage je dirais même très fort, vous en aurez le récit exclusif dans quelques jours...
    Pour rendre le suspens plus soutenable, nous vous proposons quelques photos du petit paradis où nous avons atteri et où notre périple s'est terminé! Ce petit coin sympa s'appelle Pedras Vivas. Nous y avons été accueilli par l'adorable Dione et son fils Jonas de 24 ans pendant 3 jours. Au programme repos, lecture, soirées crêpes, churrascos et baignades dans la piscine, face à la mer...

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